La Quinzaine Littéraire

Écrits sur Jack Vanarsky

1974 JEAN-LOUIS PRADEL

Vanarsky ne se contente pas de livrer le corps humain en petits échantillons, mais encore découpe-t-il ce bras, ce visage ou ce sein en fines lamelles de bois qu’un discret moteur électrique anime d’un léger mouvement. Cette anatomie mouvante est d’une pernicieuse douceur telle l’ironie qui décapite allègrement les chefs de ses dessins. Ce Landru de bonne compagnie est touché par la grâce, celle qui touche les charmeurs de serpents. Si tel chat ronronne ou telle main vibre d’une éternelle caresse, c’est que leur bois fut touché par la magie de Vanarsky Entre chacune de ses secousses, l’âme a de bien paisibles animations : le temps qui passe prend de surprenantes formes.

© Jean-Louis Pradel. Vanarsky — Exposition à la Galerie L’œil de Bœuf.

Publié par La Quinzaine Littéraire 1-15 décembre 1974

© Atelier Jack Vanarsky

es

Retour en haut